NOUVELLES ÉROTIQUES

Dans son troisième ouvrage, Osé à TROIS, l’auteur Jean-François G. explore l’univers du triolisme. Ce fantasme du troisième partenaire est probablement le plus populaire au sein des couples et il offre à ceux qui le souhaitent une façon de pénétrer dans ce monde et d’y vivre de nouvelles sensations sans nécessairement poser le geste. Quoique...

 

L’auteur met en scène des couples, des hommes et des femmes ordinaires, qui testeront leurs limites, parfois même avec réticence, dans une série d’aventures intenses et résolument érotiques qui sauront éveiller les sens et, peut-être même, faire réfléchir.

 

 

Titre : Osé à TROIS

Publication : 2013

Auteur : Jean-François G.

Éditeur : Éditions au carré

 

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  • LA PROMESSE

    > Imagine mes doigts qui te caressent maintenant les cuisses et glissent vers l’intérieur, guidés par cette douce chaleur. Je m’approche de ta chatte et j’écarte doucement tes lèvres. Un délicieux liquide s’en échappe et inonde mes doigts.

     

    > C’est exactement ce que je suis en train de faire. Tu me fais couler sans aucune mesure. J’ai mouillé ma chaise  !

     

    > Tu te caresses ?

     

    > Ouiiiiii  ! ! ! ! !

     

    > Je poursuis. Mes doigts remontent alors sur ton petit bourgeon gonflé par ton excitation. Je l’enduis de cyprine et je le caresse doucement puis ton corps s’embrase, ton bassin s’agite et tu laisses échapper une plainte lascive, enivrante. Je te veux, je veux te faire goûter à ce doux moment d’extase.

     

    > C’est tellement bon. J’ai du mal à t’écrire.

     

    > Continue, ma belle. Raconte-moi.

     

    > Mes doigts vont et viennent dans ma chatte complètement mouillée et s’agitent sur mon clitoris. Je t’imagine sur moi. Je ressens presque tes caresses et...

     

    > Et quoi ?

     

    > Tu es là ?

     

    > Ahhhh  ! Désolée. Je viens de jouir, j’en tremble encore. C’est fou l’effet que tu me fais. Je ne suis plus moi-même.

     

    > ;-)

     

    > Merde  ! je dois te laisser

     

    La porte de la pièce s’ouvrit et j’eus juste le temps de fermer la fenêtre de conversation sur mon écran. Mes doigts s’affairaient encore à me procurer un doux plaisir, à prolonger mon orgasme.

     

    Contre toute attente, je venais de me faire prendre, en train de me masturber devant mon ordinateur. Aucune façon de camoufler mon geste. Ma culotte était sur le bord de mon clavier, ma camisole, remontée, et une tache humide apparaîtrait certainement sur le fond de ma chaise. Sans mentionner mes doigts luisants, qui parlaient d’eux-mêmes.

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  • OCCUPATION DOUBLE

    Les salauds, ils ont plongé la chambre d’hôtel dans l’obscurité totale. Je n’y vois rien, même pas le bout de mes doigts. Épuisée et amortie, je me laisse prendre par un des hommes que je crois être l’amant. Il m’entoure de ses bras et m’amène sur lui pour que je le chevauche. Je n’ai pas la force de me tenir droite. Dès qu’il m’empale, je me laisse tomber sur lui. Il m’embrasse langoureusement. Ce moment de tendresse est bienvenu. Il sent si bon. Sa douceur me fait penser à Xavier. Je tombe sous le charme. Tranquillement, je fais bouger mon bassin pour donner du plaisir à l’inconnu.

    Mon mari se place derrière moi. Il me chuchote quelque chose à l’oreille. Je n’arrive pas bien à comprendre. Il me demande si je suis prête.

     

    — Ouiiii ! répondis-je en finissant de soupirer.

     

    Prête à quoi ? Xavier colle son corps contre le mien. Il me couvre de baisers. Je sens alors la tête de son pénis glisser entre mes fesses. Lentement, il force l’entrée de ma petite rosette. La région est tellement mouillée qu’il glisse facilement à l’intérieur. Les deux hommes cessent de bouger pour ne rien brusquer. Ils attendent mon signal. Je laisse échapper une longue plainte rauque qui témoigne de mon approbation et de cette sensation incroyable de me sentir remplie de cette façon pour la première fois.

    Xavier commence à bouger, suivi de l’autre homme. Mes gémissements leur donnent de l’assurance et nos mouvements, chaotiques au départ, deviennent de plus en plus fluides. C’est 100 fois mieux qu’avec le vibrateur. La faible douleur est largement surpassée par mon état survolté et le plaisir de ces deux queues qui ont pris possession de mon corps tout entier. Je ne m’attendais pas à ce qu’on s’empare de moi de la sorte. Je suis comblée.

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  • LA SALOPE

    Voilà comment je me suis sentie la dernière fois que je l’ai vu. Voilà l’image que je me renvoie sans cesse. Et Dieu sait si je déteste ce terme. Je n’ai rien d’une salope.

     

    Pas moi !

     

    Je n’ai fait de mal à personne, du moins consciemment. Je gagne bien ma vie, très bien même, et j’ai toujours été considérée comme une fille de bonne famille. J’ai une vie bien rangée, un mari et deux enfants que j’adore.

    Mais depuis que j’ai rencontré cet homme, j’ai perdu mes repères. Je ne me comprends plus. Je n’ai plus aucun contrôle. En fait, je lui abandonne complètement les rênes de ma vie. Sexuelle du moins.

     

    Il n’a pourtant rien d’une brute ou d’un voyou. Bien au contraire. Bien qu’il soit très discret, je le crois cadre supérieur ou même membre de la haute direction d’une firme. Je fais un salaire dans les six chiffres et je n’ai pas la moitié de son train de vie.

     

    Son regard envoûtant m’avait charmé alors que j’étais au bar de l’hôtel à l’occasion d’un congrès. Vivant un passage à plat à la maison, j’ai succombé sans trop me poser de questions. L’histoire d’une nuit, l’histoire de mettre un peu de piquant dans ma vie sexuelle et de me sentir femme. Jamais je ne pensais rencontrer un amant qui, dès les premiers gestes, savait aussi bien me faire l’amour. J’ai baisé toute la nuit et j’ai joui tant de fois que je ne peux en faire le compte. La douche, le lit, et même le balcon de la chambre trouva preneur pour accueillir nos ébats.

     

    J’ai tout de suite aimé sa façon de me prendre, de me dominer tout en faisant preuve d’autant de délicatesse et sensualité. Je ne pouvais que m’abandonner à tant de jouissance. En fait, plus d’orgasmes en une nuit que durant les six mois précédents.

     

    Toujours est-il qu’à mon réveil, il avait disparu, comme dans les films. J’étais contente, et même soulagée, car je ne voulais pas le revoir. Je n’avais pas de place pour ce genre de chose dans une vie que je réglais au quart de tour. Entre le bureau, le temps sup, la garderie, le mari, les soupers, il n’y avait de temps pour relaxer que les soirs, et encore !

    Comment ai-je pu ainsi devenir une petite salope ? Comment ai-je pu déraper à ce point ?

     

    Tout commença avec la découverte d’une petite carte en plastique dans mon veston. Je savais que c’était lui.

     

    John

    555-567-8888

     

    Rien d’autre. La carte était très design et intrigante. Je lui avais donc plu, moi, qui, avec le recul, trouvais que je n’avais eu que très peu à offrir cette nuit-là. Cette marque de désir ou de reconnaissance m’interpella. Je souriais toute seule dans mon bureau. Je regardais le centre-ville tout en faisant tourner la carte entre mes doigts, hésitante.

     

    Je ne pouvais m’empêcher de revivre cette nuit aussi sulfureuse que romantique. Ma gorge se serra et l’intérieur de mes cuisses s’embrasa au simple souvenir de ses mains fermes et enveloppantes sur mon corps.

    Il n’en fallait pas plus pour saisir le combiné et composer le numéro

     

    — Bonjour, Adèle, j’attendais ton appel, répondit John d’une voix calme et suave.

     

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  • LE MEILLEUR DES DEUX MONDES

    Presque sept ans à passer chaque nuit ensemble et voilà maintenant trois mois que je n’ai même plus de nouvelles d’elle. Un mélange de deuil et de soulagement. Elle me manque, sa folie me manque, et même son talent pour me faire souffrir arrive paradoxalement à me manquer aussi.

     

    Ce soir-là, je roulais en direction d’un motel sur un grand boulevard de la Rive-Sud en me demandant si je ne devais pas rebrousser chemin. Chaque intersection et chaque feu de circulation me rapprochaient du point de non-retour. Un mélange de crainte et d’excitation amalgamé à de la tristesse. Je garai ma voiture à l’endroit convenu. J’étais à l’avance. Je faisais le guet dans l’espoir de la voir arriver. Je me donnai ainsi du temps pour revenir sur ma décision. J’étais déchiré entre lui laisser la place ou encore prendre le peu qui me restait et qu’on m’offrait.

     

    Un numéro, celui de la chambre, s’afficha sur mon téléphone portable. Elle était déjà là. Pourtant sa voiture n’y était pas. J’eus mal au ventre. Le pire scénario pour moi. Je savais ce qui m’attendait. Je démarrai ma voiture et je pris la direction de la sortie. Mais les images qui m’envahissaient me faisaient si mal que je choisis paradoxalement de rester.

     

    J’empruntai une série de couloirs et d’escaliers pour finir par trouver la chambre. Je demeurai immobile un moment devant la porte. J’étais à l’affût du moindre bruit. La chambre était silencieuse. Je repris confiance avant de m’élancer.

    Nerveux, je cognai.

     

    Je l’entendis parler, puis elle ouvrit la porte. Elle n’était pas seule. Il prenait déjà place sur le lit, il prenait « la » place. Je vis ses jambes sur le lit bien avant le regard réjoui de Catherine qui se dirigea vers moi pour me faire la bise. Un baiser poli sur la joue, sans plus.

     

    Je fis un pas en arrière.

     

    — Je ne joue plus, c’est au-dessus de mes forces, lui dis-je à voix basse.

     

    Catherine sortit de la chambre en prenant soin de ne pas fermer la porte complètement.

     

    — Tu me l’avais promis. En plus, cette idée vient de toi et c’est toi qui as fait germer ce fantasme dans ma tête. Je te veux, toi, pour le plaisir, car je sais que tu me feras jouir et, lui, c’est la nouveauté, l’excitation, il n’a pas la même importance que toi à mes yeux, me dit-elle dans le corridor, sur un ton contrarié.

     

    Oui, j’en avais parlé, mais je n’avais pas vraiment abordé la question en détail. Je savais que ce serait plus souffrant qu’autre chose.

     

    Puis la semaine dernière, après trois mois de silence, Catherine est réapparue, grâce à moi. J’avais trouvé des effets lui appartenant chez moi et je la contactai. Rapidement, nos échanges prirent encore une fois une tournure très sexuelle. Elle devenait très chatte, presque perverse, chaque fois que nous étions en présence l’un de l’autre.

     

    Elle me prit par le cou et me tira vers elle. Elle m’embrassa avec fougue en exprimant son plaisir par des gémissements étouffés.

     

    — Je te veux, j’ai envie de sucer ta queue pendant qu’il me pénètre. C’est le meilleur des deux mondes. Fais-moi vivre cette expérience, ajouta-t-elle.

     

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  • LES TROIS MOUSQUETAIRES

    Le lendemain, je reçus le message suivant :

     

    Tu devras respecter à la lettre toutes les consignes et tu n’auras pas le droit de refuser la moindre demande ni la moindre faveur.

     

    Cette fois, mon sang se glaça. Ce que je trouvais excitant hier me terrifiait aujourd’hui. Ma concentration au bureau était plutôt déficiente et ma patronne devenait quelque peu exaspérée par mon rendement nettement en dessous de mes capacités habituelles.

     

    La veille de l’événement, je reçus un dernier courriel.

     

    Tu devras te montrer à la fois serviable et obéissante, mais le tout pour ton plus grand plaisir.

     

    Le matin de la soirée de ma punition, je partis avec des papillons dans l’estomac qui me tenaillaient sans répit. Lorsque je revins du bureau vers 18 h, la maison était vide. Il y faisait si noir que je craignis qu’on ne m’ait préparé une espèce de surprise-party. Mon cœur battait la chamade. Je montai à l’étage pour me mettre à l’aise en attendant l’arrivée des invités. Arrivée dans la chambre, je constatai que mon « uniforme » était déposé sur le lit. Le message était clair. Je me dévêtis complètement et je filai prendre une douche en vitesse pour me rafraîchir.

     

    J’épongeais l’eau sur mon corps que j’entendis des voix graves et des rires au rez-de-chaussée. Mon anxiété monta d’un cran. J’enfilai à la hâte chemisier, jupe et talons hauts puis je me dirigeai vers l’escalier. Je fis une entrée remarquée. Pendant que François sifflait à mesure que je descendais, je pouvais apercevoir la tête interloquée de David qui ne croyait visiblement pas ce qu’il voyait. Quant à Benoit, il esquissait un large sourire et je soupçonnais que son imagination devait être encore plus active que la mienne.

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© 2016 - Jean-François G.