NOUVELLES ÉROTIQUES

Osé DEUX propose une vingtaine d’histoires dans lesquelles des personnages, seuls ou en couple, sont souvent amenés à sortir de leur zone de confort et à repousser leurs limites.

 

Écrit dans un langage imagé avec des scènes érotiques décrites avec le souci du détail, Osé DEUX ne manquera pas d’éveiller vos sens et, parfois même, de vous émouvoir.

 

Plus de 2000 copies vendues au Québec - Troisième réimpression

 

Titre : Osé DEUX

Publication : 2011

Auteur : Jean-François G.

Éditeur : Éditions au carré

 

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  • UN PETIT ROSÉ

    Est-ce le rosé? J’eus tout à coup l’envie folle qu’il plonge son nez entre mes seins. Ça ne pouvait qu’être de l’ordre du fantasme, mais le fait que je me l’imagine me bouleversa. J’étais excitée. Mon sexe se transforma en une fournaise dont le thermostat aurait subitement basculé au maximum. Nous parlions peu, et l’homme me fuyait maintenant presque du regard lorsque je le croisais. Je sentais une certaine tension; il y avait indiscutablement de l’inconfort dans l’air.

     

    — Tu veux visiter la maison? laissai-je tomber naïvement.

     

    Je venais de provoquer le destin. Les chambres sont à l’étage et je lui proposai de voir comment nous avions converti le duplex en cottage. Je passai rapidement devant la chambre principale et je me dirigeai vers la pièce du fond qui donnait juste au dessus de la cour.

    J’ouvris la fenêtre pour mieux entendre les filles et les surveiller. Je lui mentionnai à quel point la vue sur le jardin donnait l’impression de ne pas être en ville, que nous étions isolés. Le père de Julia demeurait silencieux. Ce qui n’aidait en rien pour me calmer.

     

    J’enlevai spontanément ma camisole et je posai mes mains sur le rebord de la fenêtre en sortant les fesses. Je fermai les yeux et j’attendis.

     

    Mon cœur battait à cent à l’heure et je tremblais. Je n’avais aucune idée de la réaction du père de Julia, ni même s’il allait saisir l’occasion que je lui offrais. Les secondes que mit l’homme à s’approcher de moi me parurent une éternité. J’allais me pencher pour reprendre ma camisole lorsque je sentis ses mains enveloppantes saisir mes hanches.

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  • SOUVENIRS D'AMÉRIQUE

    Les rencontres qui suivirent avec mon amant québécois revêtaient chaque fois un caractère particulier. Nous ne faisions jamais l’amour de la même façon. Nos baises étaient tantôt passionnées, tantôt tendres, parfois presque bestiales; nous nous abandonnions aux désirs du moment de l’un et de l’autre. Nous étions particulièrement complices. Et nous nous laissions aller dans des multitudes de confidences, allant du fantasme à l’expérience vécue.

    Près de six mois s’étaient écoulés depuis mon arrivée en terre canadienne. Le temps filait si vite. J’avais déjà rencontré Jean-Michel une demi-douzaine de fois depuis mon arrivée, quand, un soir, il m’invita à souper dans un restaurant chic du vieux Montréal.

     

    J’en étais à mes derniers moments en terre québécoise, et cette invitation tombait à point. J’avais eu comme consigne de me procurer une robe noire assortie d’un soulier à talon haut. Étant plutôt grande, je n’avais que quelques souliers plats tout-allé, plusieurs jeans, pantalons propres, quelques chandails et camisoles ajustés ainsi que plusieurs ensembles d’irrésistibles dessous directly from Paris, mais pas de robe.

     

    Par une magnifique soirée exceptionnellement chaude pour cette période de l’année, je me présentai au restaurant à l’heure convenue. Nul besoin de revêtir l’écharpe qui aurait dû me couvrir les épaules en temps normal. Ma robe noire au décolleté provocant faisait tourner les têtes.

     

    Malgré tout, j’étais nerveuse. Pour la première fois, j’allais voir Jean-Michel autrement que pour faire l’amour. Du haut de mes 1 mètre 60 avec mes escarpins, je tentai sans succès de repérer mon amant. J’avançai vers le maître d’hôtel qui prononça mon nom sans même que je ne lui adresse la parole. Surprise, j’acquiesçai à son geste qui m’invitait à le suivre jusqu’à une table au fond du restaurant.

     

    On m’apporta un verre de vin blanc pour me faire patienter. Et pour cause, car Jean-Michel avait déjà presque 20 minutes de retard. J’étais égarée dans mes pensées lorsqu’une belle voix féminine souffla mon prénom derrière mon oreille.

     

    — Lilly?

     

    — Oui, lui répondis-je en tentant de ne pas m’étouffer avec ma gorgée de vin.

     

    Une belle femme très classe, elle aussi vêtue d’une robe noire, prit place devant moi en me fixant de ses magnifiques yeux verts.

     

    — Je m’appelle Geneviève et je suis ici à la demande de Jean-Michel, me dit-elle d’un ton suave et coquin.

     

    Plus tôt durant la semaine, j’avais confié à ce dernier que je souhaitais vivement goûter au plaisir entre femmes, et voilà que, sans me prévenir, il avait mis tout en œuvre pour que je réalise mon fantasme. Geneviève était là, devant moi, et témoignait sans gêne de son désir de faire l’amour avec moi. Le vin aidant, je commençai à m’ouvrir et je lui rendis la pareille en la complimentant, allant même jusqu’à lui prendre la main à la fin du souper.

    L’instant d’après, nous étions dans la cage d’ascenseur d’un hôtel haut de gamme du vieux Montréal et nous nous embrassions. Ses lèvres étaient si douces. Elle releva ma robe pour caresser ma peau allant jusqu’à saisir mes fesses pour me presser contre elle. Son parfum était exquis, ses caresses combinaient un fabuleux mélange de douceur, de passion et de tendresse. J’aurais voulu que l’hôtel eût plus de 100 étages, que l’ascenseur ne s’arrête jamais.

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  • 734, LE BAL MASQUÉ

    C’était donc ça, ce fameux party d’Halloween dont Martin me parlait avec insistance. Le salaud, il s’était bien gardé de m’en révéler le thème et les petits à côté. Évidemment, les belles jeunes femmes qui sillonnaient les lieux avaient été choisies pour leurs attributs mammaires défiant toute gravité. Elles possédaient tout pour me donner des complexes avec ma poitrine plutôt attirée vers le bas avec l’âge.

     

    Je pris la direction d’une grande pièce sombre et bruyante. La musique y était passablement forte et quelques éclats de lumière traversaient l’arche de la porte. Décidément, la recherche de Martin commençait à s’avérer davantage une aventure qu’un jeu de séduction. Je n’avais pas fini mon verre de mousseux qu’une autre de ces grandes gazelles à plumes, masquée de surcroît, me tendait une coupe remplie de champagne.

     

    La musique était forte, mais pas trop assourdissante. Il y avait quelques couples masqués qui dansaient sous une boule miroir installée entre deux immenses lustres antiques. Des milliers de petites étoiles lumineuses remplissaient la salle. On pouvait distinguer des danseurs torse nu. Visiblement engagés par notre hôte, ils se déhanchaient avec beaucoup de sensualité. Le dessin de leur musculature était amplifié par l’éclairage et leur donnait une allure de dieux grecs. Leur chorégraphie se voulait très érotique. Un des beaux danseurs mimait des caresses plutôt suggestives sur une des invitées, qui se prêtait au jeu en se renversant la tête sous le regard complice de son conjoint.

     

    Bien que banale en soi, cette scène avait un petit quelque chose de troublant. Il régnait une atmosphère mystérieuse, un peu initiatique. Je sentais quelque chose, j’avais une drôle d’impression. Tous ces costumes, avec de longues capes noires pour la plupart, donnaient à penser que nous faisions partie d’une secte. Je commençai à ressentir une certaine excitation, nourrie par la peur de l’inconnu. Martin se cachait parmi cette cohorte d’hommes masqués et la tâche de le retrouver s’annonçait plus ardue que prévu.

     

    Je quittai la salle principale pour d’autres lieux plus calmes et éclairés afin de trouver mon mari. Je marchais vers un escalier menant à une mezzanine lorsqu’une autre de ces belles grandes gazelles prit ma coupe pratiquement vide avant de m’en tendre une autre. Supportant les bulles avec modération, je lui signifiai d’un geste mon refus. La belle hôtesse, à la taille aussi fine que ses longs doigts gracieux, s’approcha de moi et me souffla à l’oreille :

     

    Buvez belle déesse, vous adorerez votre soirée.

     

    Elle enveloppa mon lobe d’oreille avec ses lèvres humides et mit le verre dans le creux de ma main. Je fus enveloppée d’une vague de chaleur qui enroba mon corps d’une fine couche de sueur. La belle masquée aux seins dénudés passa délicatement ses doigts sur mon dos et se dirigea vers la salle principale.

     

    C’était la deuxième fois ce soir que je vivais un contact plus intime avec une femme et ce dernier fit son effet. J’avais hâte de voir Martin et de lui raconter ma rencontre. Je montai le bel escalier en pierres blanches pour avoir une meilleure vue du hall. Plusieurs personnes s’y trouvaient, attroupées autour des hôtesses qui leur servaient à boire. La plupart étaient en couple, facilement identifiables par leur agencement de costumes.

     

    Mon regard se posa sur un homme plutôt grand et mince, tout de noir vêtu. Martin, faisant plus de 1 mètre 90, correspondait tout à fait à cette silhouette. Je le fixai, tentant de percevoir un signe, un tic, un éclair dans ses yeux qui pourraient me confirmer son identité. Il possédait un masque noir à très long nez pointu et recourbé vers le bas, le tout recouvert par le capuchon de sa cape.

     

    Alors que je regardais en sa direction, il leva les yeux vers moi. Il me salua en baissant la tête légèrement. Je lui rendis la pareille. Je crus deviner un sourire derrière le masque qui, ma foi, faisait un peu sinistre. Connaissant Martin, il y avait de fortes chances que ce soit lui.

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  • LE CHALET

    À la maison, il en va tout autrement. L’homme de ma vie est plutôt réservé de ce côté. Ingénieur, très cartésien, il est davantage préoccupé par son travail, son hockey et sa console de jeux vidéo, que de mon pauvre petit clitoris qui ne se satisfait plus de la douche téléphone. À nos débuts, il y a de cela presque sept ans, je le trouvais mignon avec son petit côté adolescent et ses travers. Louis faisait preuve d’une grande timidité et contrastait avec mon exubérance. Plutôt malhabile au lit, j’ai pris un grand plaisir à le débaucher.

     

    Mais voilà, deux grossesses plus tard, un travail agréable et une belle maison en banlieue, j’avais la libido dans le plafond. J’avais de plus en plus de difficulté à contenir mes pulsions et je n’avais personne pour combler mon envie de jouir.

     

    Malgré tous les efforts que je faisais pour pimenter notre sexualité, je me retrouvais invariablement devant la même réponse : « Pourquoi? ». Il ne comprenait pas pourquoi c’était si important pour moi de faire l’amour et de le faire différemment. La dernière discussion que nous avions eue sur le sujet fut de trop, et je ne laissai guère le choix à mon conjoint. J’allais vivre une aventure avec ou sans sa permission. Louis opta pour être le complice de mon désir plutôt que de se retrouver cocu.

     

    Nous choisîmes de placer une annonce sur un site Web de rencontres bien connu et les réponses ne tardèrent pas à entrer. Louis fut partie prenante de toutes mes décisions et jamais il ne montra de signes d’agacement. Son apparente sérénité, même le soir de mon départ, me dérouta quelque peu, mais tempéra tout de même mon sentiment de culpabilité.

     

    Le paysage sombre et gris défilait devant moi depuis presque une heure. Je tentais de ne pas me laisser distraire de mon objectif. Je pensais à ma rencontre, au contact de mes lèvres sur les siennes, à ses mains caressant mes seins. Je me sentais de plus en plus nerveuse à mesure que les numéros progressaient vers celui du chalet où on m’avait donné rendez-vous.

     

    Je pris le petit chemin de terre à ma droite, comme indiqué sur le courriel que j’avais imprimé avant de partir. J’immobilisai ma petite voiture à côté d’un luxueux véhicule utilitaire sport gris acier. J’étais bien loin de m’imaginer que le petit chalet que je me représentait depuis quelque temps déjà était en fait, une somptueuse demeure en bois, construite à flanc de montagne.

     

    La devanture vitrée me permit d’admirer le plafond cathédrale et la mezzanine qui surplombaient le rez-de-chaussée. Toutes les boiseries étaient de couleur cognac. Je sortis de la voiture en prenant soin d’éviter les flaques d’eau. J’avais été prévenue d’oublier les tenues de soirée, ou sexy, pour l’occasion. Il n’y avait pas encore de terrassement extérieur et le chic talon haut aurait du mal à survivre au gravier et à la boue.

     

    Ce fut donc vêtue d’un collant en coton moulant, complété par un pull en tricot de laine que je me présentai sous le porche de la maison. J’étais à la fois calme et excitée, comme si la peur d’être déçue venait diminuer l’expectative de ma rencontre charnelle.

     

    Fébrile, j’actionnai le carillon de la maison. Au même moment, une silhouette se dessina derrière le verre givré de la porte. Mon hôte m’attendait de l’autre côté.

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  • POUR MOI D'ABORD...

    Je savais à ce moment que Jeff bavait d’envie de voir à quel point ma bouche avait pu faire grossir le sexe de François. Les grognements de l’amant ne laissaient planer aucun doute sur sa réaction.

     

    Dans un geste un peu sadique, mon complice se tourna afin que Jeff puisse me voir en train de le sucer. Il tenait ma longue chevelure sur le côté pour que mon mari voit la scène dans tous les détails.

     

    Je sentais mon sexe s’embraser. J’aurais voulu sentir le pénis de mon mari en moi, mais je n’avais pas fini de jouer avec François. La soirée ne faisait que commencer.

     

    Je n’en avais que pour cette nouvelle queue, pour ce goût différent qui venait chatouiller mon palais. Les gémissements de François s’intensifièrent. Le plaisir que je lui procurais exacerbait ma propre excitation. C’était le premier homme, autre que mon chéri, que je faisais jouir ainsi après tant d’années. Mon talent, maintes fois vanté par Jeff, semblait avoir le même effet sur quelqu’un que je connaissais peu. François est une vieille connaissance du collège que je recroisai récemment par hasard. Il était assez mignon. Je sus instantanément qu’il ferait un bon candidat pour réaliser « mon » fantasme.

     

    François s’agitait de plus en plus, et ma langue faisait le tour de sa couronne quand il immobilisa brusquement ma tête. Il se contracta et m’ordonna de ne plus bouger. Un goût âcre et prononcé remplit ma bouche. Je ne pouvais qu’apprécier cet échantillon de virilité qui venait de s’échapper de son membre.

     

    Je massais doucement ses testicules et, de mon autre main, je chatouillais délicatement l’entrée de sa porte arrière. Je me sentais bien, confiante et transportée par ce grand pouvoir que j’avais à présent sur un autre homme.

    Il me suppliait presque d’arrêter, luttant pour se contenir, pour garder sa jouissance pour la fin. Ne pouvant plus supporter ce supplice dont je me délectais avec un tel plaisir, il se dégagea vivement de mon emprise.

     

    Mon amant me projeta alors face contre le matelas. J’avais la tête tournée vers un large miroir, commun dans les chambres d’hôtel de ce genre. Je le vis couvrir mon corps et sa bouche se posa sur ma nuque. Il me tapissait la peau de doux baisers pendant que je pouvais sentir son pénis fouiller entre mes fesses dodues.

     

    Je regardais ce corps étranger sur le mien, tentant d’amalgamer ses images avec les nouvelles sensations que je vivais. Je fermai alors les yeux et je m’abandonnai à ses caresses. Mes muscles se délestèrent de leur tension et je le laissai pétrir ma chair tel un pâtissier qui prend plaisir à jouer avec la matière.

     

    À ce moment, je ne pensais plus vraiment à Jeff, qui, de toute évidence, n’avait pas quitté sa place. Je ne faisais que goûter à cette symphonie de nouvelles sensations qui enveloppait mon corps tout entier.

     

    François me fit relever la croupe et coucha sa tête à la renverse entre mes cuisses pour mieux s’abreuver de ma chatte qui ruisselait sous d’habiles coups de langue. Il y avait sa bouche, puis ses doigts, dans ma chatte, et finalement, d’autres dans mon joli cul redressé qui ondulait de bonheur. Avec autant de stimulation, l’ascension de l’Everest du plaisir fut si fulgurante que je me dirigeai tout droit vers mon premier orgasme qui me happa sans prévenir. La tête enfouie dans un oreiller, je hurlai ma jouissance de toutes mes forces. Je me tortillais dans tous les sens en criant mon exaltation.

    Je pris quelques secondes pour reprendre mon souffle et je me retournai en direction de Jeff. Il avait un regard approbatif et rempli de tendresse. Ce qui contrastait grandement avec le reste de son corps que je voyais crispé et haletant. Je pouvais voir son cœur battre dans sa verge.

     

    Mon amant n’en avait pas fini avec moi. J’avais les yeux fixés sur Jeff quand François saisit mes hanches et me pénétra d’un seul coup. J’étais si mouillée qu’il glissa en moi sans la moindre hésitation, comme s’il connaissait l’entrée de ma grotte depuis toujours.

     

    Je fixais mon mari droit dans les yeux; je voulais qu’il partage le plaisir que je ressentais à sentir cette nouvelle queue envahir un territoire qui était le sien depuis si longtemps. Visiblement, le spectacle semblait lui plaire. Il s’avança sur le bout de son siège et commença à se masturber lentement.

     

    Admirer la belle verge rosée de mon mari alors que je sentais celle de François qu’il enfonçait lentement pour que sa tête fouille le plus profond de mes entrailles, avait quelque chose de complètement surréaliste. Je sentais ma chatte se liquéfier d’excitation. Transportée par autant d’exaltation, j’eus l’envie irrésistible de me faire prendre autrement par François. Je voulais le sentir complètement en moi, sentir ma chair tout autour de lui.

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© 2016 - Jean-François G.